Étiquette : calligraphie chinoise Page 1 of 10

Yuan Mei – vent d’est

le poème « vent d’est » de Yuan Mei yuan-mei-vent-est-東風-袁枚 calligraphié en xingshu – 2025 corinne leforestier

袁枚-東風

東風又送好韶華,柳漸青青草漸芽。
照水莫驚雙鬢雪,幾人能看四朝花。
光陰一寸皆為福,樂事三春未有涯。
客到隻從籬外聽,笑聲多處是吾家。

Yuan mei (1716-1797)
Vent d’est

Le vent d’Est apporte de nouveau les splendeurs printanières
les saules peu à peu verdissent , les plantes commencent à pousser
à me regarder dans l’eau, pourquoi être effrayé par la neige sur mes deux tempes ?
Combien de gens ont pu contempler les fleurs de quatre règnes ?
Chaque instant qui passe est instant de grâce
aux choses réjouissantes des trois mois de printemps il n’y a pas de limite
les visiteurs qui viennent me voir n’ont qu’à écouter à travers les haies
Là où retentissent les rires c’est ma maison

Yuan Mei « Epicurien taoïste » – Edition Moundarren


 Voici une autre calligraphie du même poème

le poème « vent d’est » de Yuan Mei yuan-mei-vent-est-東風-袁枚 calligraphié en xingshu – 2025 corinne leforestier

le dernier vers

笑聲多處是吾家

Là où retentissent les rires c’est ma maison

 

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Une poésie de Wang Zhihuan en 4 styles : Ecrit à la frontière de Liangzhou 涼州詞

涼州詞  王之涣
黃河遠上白雲間
一片孤城萬仞山
羌笛何須怨楊柳
春風不度玉門關

Écrit à la frontière de Liangzhou – Wang Zhihuan (688 – 742)

Au loin le Fleuve jaune grimpe
jusqu’aux nuages blancs
Tout près, une forteresse solitaire se blottit
au pied d’une haute montagne
Pourquoi la flûte gémit-elle après les saules ?
Parce que le vent printanier ne franchit jamais la Porte de Jade

traduction Shi Bo

calligraphie du poème « Écrit à la frontière de Liangzhou » – Wang Zhihuan en xingshu – corinne leforestier 2025

◊◊◊◊◊◊◊

 

Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant),3 style caoshu (herbe folle), 4 et 5  style de Su Dong Po

calligraphie dans le style de Su Dong Po

calligraphie du poème « Écrit à la frontière de Liangzhou » – Wang Zhihuan dans le style de sushi – corinne leforestier 2024

 

L’air triste des saules : sous les tang existait une mélodie célèbre intitulées « briser un rameau de saule ». A cause de l’homophonie entre saule (柳 liǔ) et rester (留 liú) , le rameau de cet arbre que l’on brisait comme cadeau d’adieu est devenu le cliché de la séparation.
La passe de la porte de Jade (玉門關 yumen guan) au nord ouest de 地級市 DunHuang (gansu) constituait pour le voyageur de l’époque l’entrée dans l’inconnu. Au-delà, les terres étaient désertiques.
Notes – anthologie de la poésie chinoise – Gallimard Pleiade

 

 le voici chanté par un groupe de rock chinois
Le concert est à retrouver ici

黃河遠上白雲間
一片孤城萬仞山
羌笛何須怨楊柳
春風不度玉門關

huáng hé yuǎn shàng bái yún jiān
yī piàn gū chéng wàn rèn shān
qiāng dí hé xū yuàn yáng liǔ
chūn fēng bù dù yù mén guān

 

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Une poésie de Bái Jūyì 白居易 en 4 styles : neige nocturne 夜雪

Un poème pour saluer la fin de l’hiver…

夜雪  白居易
已訝衾枕冷
複見窗戶明
夜深知雪重
時聞折竹聲

neige nocturne – Bái Jūyì(772 – 846)

Combien sont glaciaux oreiller et couverture !
Je vois la blancheur sur la fenêtre
La nuit profonde la neige lourdement accumulée
De temps à autre me parvient le fracas de bambous cassés

traduction Shi Bo

calligraphie du poème « neige nocturne » de Bai Juyi en xingshu – corinne leforestier 2025

◊◊◊◊◊◊◊

 

Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant), 3 style de Su Dong Po

vers 1

vers 2

vers 3

vers 4

calligraphie dans le style de Su Dong Po

calligraphie du poème « neige nocturne » de Bai Juyi dans le style de sushi – corinne leforestier 2024

une autre calligraphie

calligraphie du poème « neige nocturne » de Bai Juyi en xingshu – corinne leforestier 2025

已訝衾枕冷 複見窗戶明
夜深知雪重 時聞折竹聲

yǐ yà qīn zhěn lěng
fù jiàn chuāng hù míng
yè shēn zhī xuě zhòng
shí wén zhē zhú shēng

Le voici lu en mandarin

neige nocturne – photo prise au lever du jour à Chaudon en avril 2024 – Corinne Leforestier

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Une poésie de Wang Zhihuan en 4 styles : Monter dans le pavillon Guan Que 登鹳雀樓

登鹳雀樓  王之涣
白日依山盡
黃河入海流
欲窮千里目
更上一層樓

Monter dans le pavillon Guan Que (cigogne) – Wang Zhihuan (688 – 742)

Le soleil brillant disparaît derrière la montagne
Le fleuve Jaune se jette dans la mer
Si on veut voir plus loin que mille li
Il faut monter encore un étage

traduction Shi Bo

◊◊◊◊◊◊◊

 

Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant),3 style caoshu (herbe folle), 4  style de Su Dong Po

 

vers 1

vers 2

vers 3

vers 4

calligraphie dans le style de Su Dong Po

 

Wang Zhihuan 王之涣
(voir la fiche wikipedia)
était un poète de la dynastie des tang

Monter sur la tour des cigognes (登鸛雀樓, pinyin : Dēng Guànquè lóu), est l’un des plus célèbres quatrains en vers de cinq syllabes.

白日依山盡
黃河入海流
欲窮千里目
更上一層樓

Bái rì yī shān jìn
Huáng hé rù hǎi liú
yù qióng qiān lǐ mù
gèng shàng yì céng lóu

Le voici lu en mandarin

 

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sentences pour l’année du serpent 2025

神龍駕雲去-金蛇乘風來

神龍駕雲去
金蛇乘風來
Chevauchant les nuages, le dragon céleste s’en va.
Profitant du vent, le serpent doré se présente.

Traduction : Shi Bo


◊◊◊◊◊◊◊◊

Exercices préparatoires : quatre caractères calligraphiés à partir des modèles de cinq grands calligraphes (extraits du texte « 1000 caractères »)

de gauche à droite :

Huai Su 懷素 (737–799) colonne 1

Mi Fu 米芾 (1051-1107) colonne 2

Wen Zheng Ming 文徵明 (1470-1559) colonne 3

Zhi Yong 智永 (581-618) colonnes 4 et 5

Zhao Meng Fu 趙孟頫 (1252-1322) colonne 6

 

Chaudon en avril 2024 parce que cet hiver il n’y a pas de neige … @ Corinne Leforetier

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Un poème de Bo Ju-yi : pour accueillir l’hiver

白居易-負冬日

杲杲冬日出 照我屋南隅
負暄閉目坐 和氣生肌膚
初似飲醇醪 又如蟄者蘇
外融百骸暢 中適一念無
曠然忘所在 心與虛空俱

Bo Ju-yi (772 – 846) – Me réchauffant au soleil d’hiver

Lumineux, le soleil d’hiver se lève
il éclaire le coin sud de la maison
assis, les yeux fermés, je me réchauffe au soleil
un air doux naît sur ma chaire et ma peau
au début, c’est comme lorsqu’on boit un vin exquis,
ou comme si on se réveillait après avoir hiberné
agréable à l’extérieur, les cent os en parfaite harmonie
à l’aise à l’intérieur sans la moindre pensée
allègre j’en oublie où je suis
le cœur avec le vide confondu

Edition Moundarren  – Le poêle et le poète

Un poème de Bo JUYI calligraphie en xingcao – 2024 – Corinne Leforestier

Une autre calligraphie du même poème en format horizontal

Une troisième calligraphie pour observer les différences.

bonne fin d’année dans la chaleur du soleil d’hiver …


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deux poésies de Wang Wei : joie des champs et des jardins 3 et 5

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其三
采菱渡頭風急
策杖林西日斜
杏樹壇邊漁父
桃花源裏人家

joie des champs et des jardins (3ème poème)
à l’embarcadère, on ramasse des châtaignes d’eau, le vent est fougueux
à l’ouest du village, canne à la main, dans les rayons obliques du couchant
près de la terrasse des abricotiers, un pêcheur
les gens d’ici sont ceux de la source des fleurs de pêchers.

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

 

田園樂 其五
山下孤煙遠村
天邊獨樹高原
一瓢顏回陋巷
五柳先生對門

joie des champs et des jardins (5ème poème)
Au pied des montagnes la fumée légère d’un hameau lointain
au bord du ciel un arbre solitaire sur un haut plateau
« Yen Hui » dit « une gourde », dans mon humble ruelle
le maître des cinq saules à la porte en face

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

Ces deux poèmes font parti d’une série de 7 poèmes de Wang Wei :

les 7 calligraphies en xingcao des 7 poèmes de Wang Wei – joie des champs et des jardins – 2024 Corinne Leforestier

Les poèmes I et II sont à retrouver ici
Le poème IV est à retrouver ici
Le poème VI est à retrouver ici
Le poème VII est à retrouver ici

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année

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Wang Wei : joie des champs et des jardins – poèmes 1 et 2

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其一
出入千門萬戶
經過北裡南鄰
官府鳴珂有底
崆峒散發何人

joie des champs et des jardins (1er poème)
Franchir mille, dix mille portes du palais royal
traverser les villages au nord et les environs au sud
avec de fiers coursiers faisant tinter leurs jades ornés, à quoi bon ?
Sur le mont Kong-Tong, cheveux défaits, quel est donc cet homme ?

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

田園樂 其二
再見封侯萬戶
立談賜璧一雙
詎勝耦耕南畝
何如高臥東窗

joie des champs et des jardins (2ème poème)
à la troisième audience anobli marquis de dix mille foyers
à la première visite déjà gratifié d’une paire de disque de jade
en quoi surpasserait-il ceux qui labouraient les champs au sud ?
Incomparable, être allongé oisif devant la fenêtre à l’est.

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

prochaine mise à jour le 15 décembre
je mettrai en ligne les deux derniers poèmes de la série des 7 poèmes
« joie des champs et des jardins » de Wang Wei

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une longue poésie de Wang Wei : la rivière bleue

王维 Wang Wei (701 – 761)

清溪
言入黃花川,每逐青溪水
隨山將萬轉,趣途無百裡
聲喧亂石中,色靜深鬆裡
漾漾泛菱荇,澄澄映葭葦
我心素已閑,清川澹如此
請留磐石上,垂釣將已矣

la rivière bleue
Pour me rendre dans la vallée des Fleurs jaunes,
j’emprunte la Rivière Bleue
je longe les montagnes, dix mille tournants
la distance parcourue est à peine de cent li
dans le vacarme au milieu d’un chaos de rochers
la couleur apaisante des pins denses
flottent, tanguent les châtaignes d’eau
clairs, immobiles luisent les jeunes roseaux
mon coeur depuis toujours est serein
comme la rivière limpide
ah ! Rester là sur un grand rocher
avec une canne à pêche à finir mes jours

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

« la rivière bleue », poème de Wang Wei calligraphié en xinshu par Corinne leforestier – 2024

Exercices préparatoires vers par vers

une calligraphie du même poème

« la rivière bleue » poème de Wang Wei calligraphié en xingcao par Corinne Leforestier – 2024

prochaine mise à jour le 1er décembre

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une poésie de Wang Wei : joie des champs et des jardins – 4

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其四
萋萋芳草春綠
落落長松夏寒
牛羊自歸村巷
童稚不識衣冠

joie des champs et des jardins (4ème poème)
les herbes printanière odorantes et drues sont verdoyantes
sous les grands pins majestueux, en été, il fait frais
buffles et moutons rentrent seuls dans les ruelles du village
les enfants n’ont jamais vu le bonnet ou l’habit d’un mandarin

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

prochaine mise à jour le 27 octobre

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