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Une poésie de Wang Zhihuan en 4 styles : Ecrit à la frontière de Liangzhou 涼州詞

涼州詞  王之涣
黃河遠上白雲間
一片孤城萬仞山
羌笛何須怨楊柳
春風不度玉門關

Écrit à la frontière de Liangzhou – Wang Zhihuan (688 – 742)

Au loin le Fleuve jaune grimpe
jusqu’aux nuages blancs
Tout près, une forteresse solitaire se blottit
au pied d’une haute montagne
Pourquoi la flûte gémit-elle après les saules ?
Parce que le vent printanier ne franchit jamais la Porte de Jade

traduction Shi Bo

calligraphie du poème « Écrit à la frontière de Liangzhou » – Wang Zhihuan en xingshu – corinne leforestier 2025

◊◊◊◊◊◊◊

 

Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant),3 style caoshu (herbe folle), 4 et 5  style de Su Dong Po

calligraphie dans le style de Su Dong Po

calligraphie du poème « Écrit à la frontière de Liangzhou » – Wang Zhihuan dans le style de sushi – corinne leforestier 2024

 

L’air triste des saules : sous les tang existait une mélodie célèbre intitulées « briser un rameau de saule ». A cause de l’homophonie entre saule (柳 liǔ) et rester (留 liú) , le rameau de cet arbre que l’on brisait comme cadeau d’adieu est devenu le cliché de la séparation.
La passe de la porte de Jade (玉門關 yumen guan) au nord ouest de 地級市 DunHuang (gansu) constituait pour le voyageur de l’époque l’entrée dans l’inconnu. Au-delà, les terres étaient désertiques.
Notes – anthologie de la poésie chinoise – Gallimard Pleiade

 

 le voici chanté par un groupe de rock chinois
Le concert est à retrouver ici

黃河遠上白雲間
一片孤城萬仞山
羌笛何須怨楊柳
春風不度玉門關

huáng hé yuǎn shàng bái yún jiān
yī piàn gū chéng wàn rèn shān
qiāng dí hé xū yuàn yáng liǔ
chūn fēng bù dù yù mén guān

 

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Une poésie de Bái Jūyì 白居易 en 4 styles : neige nocturne 夜雪

Un poème pour saluer la fin de l’hiver…

夜雪  白居易
已訝衾枕冷
複見窗戶明
夜深知雪重
時聞折竹聲

neige nocturne – Bái Jūyì(772 – 846)

Combien sont glaciaux oreiller et couverture !
Je vois la blancheur sur la fenêtre
La nuit profonde la neige lourdement accumulée
De temps à autre me parvient le fracas de bambous cassés

traduction Shi Bo

calligraphie du poème « neige nocturne » de Bai Juyi en xingshu – corinne leforestier 2025

◊◊◊◊◊◊◊

 

Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant), 3 style de Su Dong Po

vers 1

vers 2

vers 3

vers 4

calligraphie dans le style de Su Dong Po

calligraphie du poème « neige nocturne » de Bai Juyi dans le style de sushi – corinne leforestier 2024

une autre calligraphie

calligraphie du poème « neige nocturne » de Bai Juyi en xingshu – corinne leforestier 2025

已訝衾枕冷 複見窗戶明
夜深知雪重 時聞折竹聲

yǐ yà qīn zhěn lěng
fù jiàn chuāng hù míng
yè shēn zhī xuě zhòng
shí wén zhē zhú shēng

Le voici lu en mandarin

neige nocturne – photo prise au lever du jour à Chaudon en avril 2024 – Corinne Leforestier

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Une poésie de Wang Zhihuan en 4 styles : Monter dans le pavillon Guan Que 登鹳雀樓

登鹳雀樓  王之涣
白日依山盡
黃河入海流
欲窮千里目
更上一層樓

Monter dans le pavillon Guan Que (cigogne) – Wang Zhihuan (688 – 742)

Le soleil brillant disparaît derrière la montagne
Le fleuve Jaune se jette dans la mer
Si on veut voir plus loin que mille li
Il faut monter encore un étage

traduction Shi Bo

◊◊◊◊◊◊◊

 

Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant),3 style caoshu (herbe folle), 4  style de Su Dong Po

 

vers 1

vers 2

vers 3

vers 4

calligraphie dans le style de Su Dong Po

 

Wang Zhihuan 王之涣
(voir la fiche wikipedia)
était un poète de la dynastie des tang

Monter sur la tour des cigognes (登鸛雀樓, pinyin : Dēng Guànquè lóu), est l’un des plus célèbres quatrains en vers de cinq syllabes.

白日依山盡
黃河入海流
欲窮千里目
更上一層樓

Bái rì yī shān jìn
Huáng hé rù hǎi liú
yù qióng qiān lǐ mù
gèng shàng yì céng lóu

Le voici lu en mandarin

 

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deux poésies de Wang Wei : joie des champs et des jardins 3 et 5

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其三
采菱渡頭風急
策杖林西日斜
杏樹壇邊漁父
桃花源裏人家

joie des champs et des jardins (3ème poème)
à l’embarcadère, on ramasse des châtaignes d’eau, le vent est fougueux
à l’ouest du village, canne à la main, dans les rayons obliques du couchant
près de la terrasse des abricotiers, un pêcheur
les gens d’ici sont ceux de la source des fleurs de pêchers.

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

 

田園樂 其五
山下孤煙遠村
天邊獨樹高原
一瓢顏回陋巷
五柳先生對門

joie des champs et des jardins (5ème poème)
Au pied des montagnes la fumée légère d’un hameau lointain
au bord du ciel un arbre solitaire sur un haut plateau
« Yen Hui » dit « une gourde », dans mon humble ruelle
le maître des cinq saules à la porte en face

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

Ces deux poèmes font parti d’une série de 7 poèmes de Wang Wei :

les 7 calligraphies en xingcao des 7 poèmes de Wang Wei – joie des champs et des jardins – 2024 Corinne Leforestier

Les poèmes I et II sont à retrouver ici
Le poème IV est à retrouver ici
Le poème VI est à retrouver ici
Le poème VII est à retrouver ici

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année

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Wang Wei : joie des champs et des jardins – poèmes 1 et 2

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其一
出入千門萬戶
經過北裡南鄰
官府鳴珂有底
崆峒散發何人

joie des champs et des jardins (1er poème)
Franchir mille, dix mille portes du palais royal
traverser les villages au nord et les environs au sud
avec de fiers coursiers faisant tinter leurs jades ornés, à quoi bon ?
Sur le mont Kong-Tong, cheveux défaits, quel est donc cet homme ?

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

田園樂 其二
再見封侯萬戶
立談賜璧一雙
詎勝耦耕南畝
何如高臥東窗

joie des champs et des jardins (2ème poème)
à la troisième audience anobli marquis de dix mille foyers
à la première visite déjà gratifié d’une paire de disque de jade
en quoi surpasserait-il ceux qui labouraient les champs au sud ?
Incomparable, être allongé oisif devant la fenêtre à l’est.

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphié en Xingcao par Corinne Leforestier – 2024

Une présentation vers par vers

prochaine mise à jour le 15 décembre
je mettrai en ligne les deux derniers poèmes de la série des 7 poèmes
« joie des champs et des jardins » de Wang Wei

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une longue poésie de Wang Wei : la rivière bleue

王维 Wang Wei (701 – 761)

清溪
言入黃花川,每逐青溪水
隨山將萬轉,趣途無百裡
聲喧亂石中,色靜深鬆裡
漾漾泛菱荇,澄澄映葭葦
我心素已閑,清川澹如此
請留磐石上,垂釣將已矣

la rivière bleue
Pour me rendre dans la vallée des Fleurs jaunes,
j’emprunte la Rivière Bleue
je longe les montagnes, dix mille tournants
la distance parcourue est à peine de cent li
dans le vacarme au milieu d’un chaos de rochers
la couleur apaisante des pins denses
flottent, tanguent les châtaignes d’eau
clairs, immobiles luisent les jeunes roseaux
mon coeur depuis toujours est serein
comme la rivière limpide
ah ! Rester là sur un grand rocher
avec une canne à pêche à finir mes jours

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

« la rivière bleue », poème de Wang Wei calligraphié en xinshu par Corinne leforestier – 2024

Exercices préparatoires vers par vers

une calligraphie du même poème

« la rivière bleue » poème de Wang Wei calligraphié en xingcao par Corinne Leforestier – 2024

prochaine mise à jour le 1er décembre

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une poésie de Wang Wei : joie des champs et des jardins – 4

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其四
萋萋芳草春綠
落落長松夏寒
牛羊自歸村巷
童稚不識衣冠

joie des champs et des jardins (4ème poème)
les herbes printanière odorantes et drues sont verdoyantes
sous les grands pins majestueux, en été, il fait frais
buffles et moutons rentrent seuls dans les ruelles du village
les enfants n’ont jamais vu le bonnet ou l’habit d’un mandarin

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

prochaine mise à jour le 27 octobre

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une poésie de Wang Wei : joie des champs et des jardins – 7

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其七
酌酒會臨泉水
抱琴好倚長松
南園露葵朝折
東谷黃粱夜舂

joie des champs et des jardins (7ème poème)
Nous nous retrouvons au bord de la source pour boire du vin
adossés à un grand pin, nous nous plaisons à jouer du ch’in
au jardin du sud, le matin, on cueille des mauves sous la rosée
dans la vallée à l’est, la nuit, on pile le millet

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

Poème de Wang Wei calligraphiée en Xingcao par Corinne Leforester – 2024

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

 

Poème de Wang Wei calligraphiée en Xingcao par Corinne Leforester – 2024

prochaine mise à jour le 1er septembre.

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une poésie de Wang Wei : joie des champs et des jardins – 6

王维 Wang Wei (701 – 761)

田園樂 其六
桃紅復含宿雨
柳綠更帶朝煙
花落家童未掃
鶯啼山客猶眠

joie des champs et des jardins (6ème poème)
les fleurs de pêchers plus rouges encore imprégnées de rosée nocturne
dans les saules verdoyants traine encore la brume légère du matin
des pétales sont tombées, le garçon ne les a pas encore balayés
un loriot chante, l’hôte de la montagne dort encore

« WANG WEI, le plein du vide » – Edition Moundarren

poème de Wang Wei calligraphié en xingcao en 2024 par Corinne Leforestier

Une présentation vers par vers

une autre calligraphie du même poème

 

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Jia Dao – Composé dans l’ermitage de Li Ning

賈島 – 題李凝幽居

閑居少鄰並,草徑入荒園
鳥宿池邊樹,僧敲月下門
過橋分野色,移石動雲根
暫去還來此,幽期不負言

Jia Dao (779 – 843)
Composé dans l’ermitage de Li Ning

une demeure tranquille, peu de voisins
un sentier herbeux à travers un jardin en friche
les oiseaux percent dans les arbres au bord de l’étang
parfois un moine vient frapper à la porte sous la lune
une fois le pont traversé se déploient les couleurs de la campagne
déplacer un rocher ébranlerait l’assise des nuages
absent un long moment me voilà de retour
mon vœu de retraite je ne saurais trahir

« CHIA TAO, immortel vagabond » – Edition Moundarren

poème de Jia Dao calligraphié en xingcao en 2024 par Corinne Leforestier

 

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